
Le trajet jusqu’au Kenya ne fut pas de tout repos. Après avoir été averti de plusieurs changements de vol avant le départ, nous savons désormais que nous transitons par Dubaï quelques heures avant de rejoindre Nairobi. Mais grâce au surbooking des avions nous découvrons que nous ne sommes pas sur la liste des passagers et que nous devons y passer la nuit. Après un petit coup de gueule, Air India est finalement bon joueur et nous offre la nuit dans un hôtel de luxe. Eau chaude et repas inclus, on passe du tout au tout. Nous décollons donc le 31 octobre, qui coïncide parfaitement avec l’arrivée d’Elise et Mathilde, amies de Manue venues nous rejoindre pour quelques semaines.

Après une nuit à l’aéroport, le temps que tout le monde arrive, Stephen notre couchsurfeur nous emmène jusqu’à chez lui dans la banlieue de Naïrobi, Kayolé. Notre surprise et admiration est totale car malgré la petitesse des lieux, Stephen n‘hésite pas à héberger un nombre illimité de personnes. Son expression serait « quand il y en a pour 1 il y en a pour 48 ».Pendant deux jours nous parcourons les différentes agences afin d’organiser la suite du périple. Nous réalisons rapidement que les matatus (bus) et nos jambes seront moins onéreux que les jeeps et les guides. Dernier contre temps à régler, notre prochain visa pour le Mali qui nous prend une journée de plus et qui a un air des « 12 travaux d’Astérix » où chacun se renvoi la balle. L’ambassade du Mali étant inexistante au Kenya, nous nous dirigeons vers l ‘ambassade de france (qui ne nous aide pas), les agences de voyages et le ministère des affaires étrangères qui nous renvoi à l’ambassade de France qui conclut « je ne vous connais pas donc je ne peux pas vous aider, ma solution, n’allez pas au Mali » Merci Caroline !!! Après cette journée nous adoptons le « qui vivra verra ».

Le jeudi 5 nous sommes en route vers le Mont Elgon dans un des nombreux matatu qui nous permettent de nous mêler à la population et de vérifier à quel point les Kenyans sont accueillants, chaleureux et ont toujours le mot pour rire. Le soir même nous faisons escale à Kitalé, où nous avons la chance de prendre une douche.

Dès le lendemain nous pénétrons dans le parc national et commençons très fort avec trois jours de randonnées intensives où la diversité des paysages est un plaisir pour les yeux.


Bien que nous le sachions, c’est avec émerveillement que nous nous faisons escorter par différents animaux tels que des singes, antilopes, girafes et volatiles en tout genre accompagnés des commentaires de Mathilde, fervente adepte des reportages animaliers.

Jouant les aventurières, les nuits ne sont pas de tout repos. Après avoir vu des traces de léopards, on se rappelle l’existence des fauves et des hyènes. Une fois dans la tente nous les entendons nous tourner autour en espérant qu’ils ne soient pas affamés. Tout le monde retient son souffle, le stress est palpable.
Aux premières lueurs du jour, saines et sauves, nous décidons à l’unanimité de prendre un ranger si l ‘occasion se représente.
Une nuit de détente à Eldoret et nous enchainons avec le lac Bogoria, peuplé de milliers de flamants roses, de marabouts, zèbres, phacochères…

Nous installons notre campement devant les geysers d’eau chaude et apprécions le lever de soleil sur ces paysages hors du commun.






De retour à Marigat, nous passons la soirée avec Eric qui nous a emmené au lac la veille et nous propose de nous accompagner dans un village proche.

Notre venue est accueillie par une foule d’enfants criant une phrase que nous entendons depuis le début : « How are you Muzungu ? ».


S’en suit un jeu photographique où ils s’y donnent à cœur joie. Nous regrettons de ne pas rester plus longtemps.




A bord d’un nouveau matatu, nous nous dirigeons vers Hell’s gate où nos faux papiers de résidents nous permettant de payer moins cher ne passent pas cette fois-ci. Nous dormons donc devant les portes, ce qui nous évitent de payer une nuit de camping et entrons dès le lendemain dans le parc.

12 km de marche nous permettent d’atteindre les gorges où nous découvrons les paysages du film « le roi Salomon ».

Nous retournons en stop jusqu’à Naivasha où nous attend Georges et James, rencontrés la veille afin de nous amener à notre dernière étape de « safari » au Masai Mara.

Pour cette fois, nous ne pouvons échapper au guide et au chauffeur puisqu’il est interdit de se déplacer seules dans la réserve.

Etant donné les prix nous n’y passons qu’une journée et une nuit mais malgré les paysages et des scènes de la vie sauvage époustouflante, le temps passé dans ce zoo grandeur nature nous suffit amplement.



A notre grand regret, nous n’avons pu rencontrer et photographier les célèbres Masais, qui sont devenus une attraction touristique.

Après un retour à Nairobi et une nuit dans le bus, nous voilà à la plage de Tiwi Beach, près de Mombassa, qui signifie quelques jours de repos.

Notre seule préoccupation est désormais de savoir à quelle heure la mer est haute. Plages de sable fin, eau à 28°c, tous les éléments sont réunis pour se détendre.

Difficile de quitter ce petit paradis mais Mathilde et Elise ont un avion à prendre. Le Kenya aura été définitivement trop court en votre compagnie les filles. Merci beaucoup d’avoir participé et partagé ce bout d’aventure avec nous.

De retour à nos préoccupations, nous écourtons notre séjour au Kenya pour nous rendre en Ethiopie, seule solution trouvée pour faire notre visa pour le Mali. Nous restons 3 jours à Addis Abeba où l’accueil de la population nous donne l’idée d’une prochaine destination.

Vendredi 27 novembre, nous embarquons pour Bamako, notre dernier avion !!!
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| Dédicace à Elise |
