
Jeudi 3 septembre, il est temps pour moi de passer en Inde afin de rejoindre SOS Organic Farm où je vais travailler bénévolement durant quelques semaines. L’aventure commence dès le terminal de bus de Kathmandu. Après un faux départ dû à un problème sur les routes empêchant tout véhicule de circuler, je pars finalement le 4. 19h de bus plus tard, j’arrive à Mahendranagar, située à l’extrémité ouest du Népal et passe la frontière sans problèmes malgré un dépassement de visa d’une journée. Une fois à Banbassa (ville frontière du côté Indien), c’est un enchainement de transports en tout genre qui m’attend afin de me rendre à Almora, ville la plus proche de la ferme située au nord-est du pays: cyclo, calèche, jeep, bus et taxi ; je débarque aux alentours de 22h et décide de passer la nuit dans une auberge à l’écart de la ville, relativement épuisée par ce trajet !
Dès le lendemain matin j’appelle Santosh, directeur de SOS Organic Farm, qui vient me chercher en moto. La ferme se situe à seulement quelques kilomètres dans le village de Chitai, au cœur de l’Uttarakhand.

Cette région, frontalière avec le Tibet, est composée essentiellement de montagnes et de forêts ; ici c’est la nature qui a le contrôle.
Située face à la chaine de montagne de l’Himalaya, le cadre naturel est magnifique, l’ambiance apaisante et décontractée. Je m’y sens immédiatement comme chez moi et savoure le fait de poser mon sac ici pour un petit moment… Jusque là tout va bien.

Je fais la connaissance de Frédéric, autre volontaire Français originaire des Cévennes et installe mes affaires dans la tente qui m’est attribuée.
Santosh me fait ensuite visiter les lieux. D’origine Allemande, il vit en Inde depuis 30 ans et s’est installé ici il y a 7 ans. Après avoir participé à l’initiative de « Organic India », il est à présent responsable de la création d’une fabrique de savon et de bougies bios et emploie ainsi une quinzaine de personnes du village. Grâce à son initiative, une partie de la population n’a plus besoin de quitter la vallée pour aller travailler en ville.








Néanmoins Santosh n’est pas agriculteur, il est avant tout « chef d’entreprise » et SOS Organic n’a rien d’une ferme. Je suis donc un peu déçue par cette expérience car nous ne travaillons pas avec lui mais pour lui.
Heureusement j’apprends beaucoup sur la permaculture et la philosophie du « non-doing farming » du Japonais Fukuoka durant la première semaine, grâce aux connaissances de Frédéric.


Création d’un bassin étanchéifié afin de récupérer l’eau de pluie et l’utiliser pour cultiver une nouvelle terrasse.
La cuisine est une activité prépondérante ici : 100°/° naturelle et à base de légumes locaux. J’apprends ainsi à préparer plusieurs spécialités locales et Tibétaines comme les « momos », petite boule de pâte cuite à la vapeur fourrée de légumes et fromage :


La deuxième semaine confirme ma déception quand au travail à effectuer ici. Après le départ de Frédéric, je suis embauchée comme « photographe bénévole » pour réaliser des packshots de savons, crèmes et bougies afin d’illustrer leur site internet. J’y passe la semaine entière et décide alors d’écourter mon séjour ici. Je ne suis pas venue ici pour ca. De plus, ma décision est accélérée par une discussion houleuse avec Santosh me reprochant mon manque de travail... juste après s’être assuré d’avoir bien transféré toutes les photos sur son ordinateur. Cette expérience est au final très décevante pour moi, je n'ai aucune raison de rester plus longtemps.

Sans regrets, impatiente de parcourir ce pays si riche et complexe, je quitte Chitai le lundi 21 septembre en direction de Varanasi. Je compte y rejoindre Manu qui est en Inde depuis quelques jours : On the road again ! Ca commencer à me manquer…
3 commentaires:
Merci ma Maune 2. Petite deception...Mais t'es repartit plein pot. Plutôt, pleine jambes. Gros bisous et vivement Noël...enfin pas trop vite. Bisous
Que ce soit de bonnes ou mauvaises expériences, tu restes sur ton objectif, t'es classe! Peut être que l'on voit ce que l'on choisit de voir, donc je trouve que tes photos reflètent ce que tu vis,tu ne fais jamais semblant.
Comme quoi l'utilisation des compétences est très vite mise en pratique pour peu qu'on est à faire à des gens peu scrupuleux.
Le genre humain est donc partout identique .... Je comprends ta déception et en effet le mieux était d'en partir le plus vite possible.
L'aventure reprend de plus belle.
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