mardi 25 août 2009

Du nord Vietnam à la Chine


Récit de Manue :
Je quitte Hanoï le lundi 27 juillet au matin en direction de Sapa, petite ville de montagne située à 4OOkm au nord ouest de la capitale et à 1650 m d’altitude. Située au cœur d’une magnifique vallée composée de paysages de rizières, la région est riche en minorités ethniques.

Je passe 3 jours dans la région afin de profiter de ce cadre naturel très agréable.
Hébergée par un couchsurfer qui dirige une agence organisant des randonnées, je partage la chambre des guides qui vont me faire découvrir les environs.

Jeudi 30 juillet, après un passage de frontière assez folklorique où la douane examine mes affaires une à une pendant 1h30 (bienvenue en Chine !), j’arrive au Yunnan en début d’après-midi.
C’est une des provinces les plus variées de Chine avec une forte identité locale et 1/3 des minorités ethniques du pays.

Je fais d’abord escale à Yuanyang, à quelques heures de bus de la frontière, dont les paysages de rizières cultivées en terrasses me rappellent ceux du nord du Vietnam, qui en effet n’est pas si loin.

Je rejoins ensuite Kunming, cité moderne qui compte 1 050 000 habitants et point de départ pour aller explorer le nord de la région. Je réalise alors à ma descente du bus que je suis bel et bien en Chine, ce pays immense où la langue incompréhensible m’est complètement étrangère et où on se sent un peu largué en arrivant.
Je reste peu de temps dans cette grande ville, juste le temps d’organiser la suite de l’itinéraire, fidèle à mes besoins d’espaces naturels.
Scènes de marchés dans la région du Yunnan:





Je commence ma visite par Dali, à 10 heures de train au nord. Située entre les monts verts Jade et le lac Heraï, je m’équipe d’un vélo pour découvrir les villages alentours et rencontrer la population Bai.

Joueurs de cartes et de dominos sur la place principale de Dali:





Une rencontre exceptionelle au hasard des chemins empruntés au cours d'une ballade. Comme quoi la barrière de la langue n'est pas un problème, je suis restée discuter avec lui pendant 2 heures, découvrant son mode de vie et sa maison :


Toujours vers le nord, je poursuis ensuite ma route jusqu’à Lijiang, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et localisée à 2400 m d’altitude.




C’est avec enchantement que je déambule dans ce dédale de ruelles pavées constituées de multiples canaux et de ponts, admirant les vielles maisons typiques de la culture Naxi.







Je profite également de ces quelques jours pour me balader dans les environs de Lijiang:









Après 30 heures de bus et de train, je quitte le Yunnan pour sa province voisine, le Sichuan. Le lundi 10 août, je rejoins ainsi Manu à Chengdu, sa capitale, où elle séjourne depuis plusieurs jours afin de trouver une solution à la suite de notre périple…non sans mal.
Récit de Manu :
La Chine se résume à des trajets en bus et en train depuis le Vietnam. Je souhaitais rejoindre au plus vite le Tibet pour ensuite gagner le Népal mais les autorités chinoises en ont décidé autrement.
Une fois à Chengdu, il faut trouver une solution pour poursuivre notre route. Par chance, je rencontre des voyageurs dans le même cas : Brice, baroudeur dans l’âme et d’une énergie débordante ; Patrick, un homme à l’esprit souvent ailleurs ainsi que Janique et Sophie qui se joignent au groupe peu avant le départ. Nous étions donc 6 au total à partir mais le prix restait inaccessible. Pendant quelques jours nous avons hésité à le tenter en solo et finalement, suivant plusieurs recommandations, j’ai fini par faire appel à nos familles. Grâce à eux, nous avons pu réserver le tour et envisager le Tibet.
A l’arrivée de Manue et à entendre les autres, je suis passée à côté de paysages et de rencontres magnifiques dans le pays ; je n’en doute pas. En contrepartie, entre les brides chinoises et mon entêtement, j’ai fait la rencontre de Gabor, homme habité par la folie et au mental d’acier, parcourant plusieurs pays à vélo. (http://www.kichikacha.com/travel/ )
Bien que tout soit à présent résolu, ce n’est pas sans peine que je dis au revoir à la personne qui a fait que ces quelques jours ne Chine ne sont pas totalement un échec. Une promesse tout de même : Celle de revenir un jour en Chine, peut-être celui où l’occupation au Tibet ne sera plus…
Mercredi 13 dans la soirée, nous nous rendons tous les 6 à la gare de Chengdu afin de prendre le fameux train qui nous emmènera à Lhassa en 44 heures.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Des photos détaillées!! J'adore... les joueurs de dominos, la vue sur des cahiers calligraphiques et un ensemble d'un petit lieu de prière apparemment, les petites ruelles accompagnées des ruisseaux, les champs jaunes... mais cette série ne détrône pas la série Amérindienne nordique, à mon goût. C'est bizarre mais quand on a connaissance des situations que vous avez vécu en Chine, les photos transpirent d'incompréhension devant l'inconnu inacessible & lointain, les images restent en surface et ne peuvent appronfondir la connaissance que par ce moyen-ci... d'où la difficulté à gérer le voyage, les compromis, l'Art de photographier, et l'Art d'apprécier l'instant et vous le faites bien.... l'exigence & le plaisir vous guident...