
Jeudi 12 Février 2009, nous faisons la connaissance de notre guide Deuzimar, qui nous accompagne dans la forêt Amazonienne pendant 4 jours.

Nous nous rendons au port de Manaus où Cris, notre cuisinière, nous attend. 20 minutes de bateau plus tard, nous atteignons l’autre rive et prenons un bus qui nous mène au fleuve Acajatuba, affluent du Rio Negro.
Pour atteindre l’endroit où nous séjournons, nous parcourons le fleuve durant 30 minutes avec Valmir, notre capitaine de pirogue durant le séjour (seul moyen de transport utilisé). Dès les premiers instants, nous sommes émerveillées devant cette nature à l’état pur.

Au cours du trajet, on aperçoit les maisons typiques en bois, dispersées à quelques endroits au bord ou au milieu de l’eau.
Nous arrivons chez Raimundo, personnage très charismatique et attachant qui nous fait visiter les lieux dont le charme simple nous séduit.
Nous installons nos hamacs et rendons visite aux voisins les plus proches (10 minutes de pirogue) pour leur acheter des citrons comme nous n’en avons jamais vu : ils ont la taille d’oranges ! L’accueil qui nous ait fait est incontestablement d’une simplicité et d’une chaleur que nous n’avons jamais rencontré.

Quelques portraits des natifs :





Nous qui ne croyons rien manger pendant 4 jours, Cris, toujours souriante et de bonne humeur, est aux petits soins pour nous.
Dans l’après-midi nous allons chez Flavio et Cecilia, famille native composée de 15 enfants où le même accueil nous est réservé. Nous apprenons les différentes utilisations du Manioc et goûtons à une galette de Tapioca cuisinée par Cecilia sur un gigantesque four en terre cuite, accompagné de jus de Cupuaçu et de Caju.

Nous poursuivons la visite dans le jardin médicinal où Deu nous donne l’explication de quelques plantes. Par chance et par choix, notre guide est francophone. Amoureux de la nature, c’est la personne idéale pour s’immerger dans cet environnement.
En rentrant une surprise nous attend devant la maison, un serpent du nom de Jararaca.

Cela nous rappelle que nous sommes bien en Amazonie et qu’il faut faire attention où on met les pieds !
Le lendemain, debout à 5h pour écouter le réveil de la forêt en attendant le lever du soleil.

Instant magique et intense où nous nous sentons en osmose avec la nature.
Après le petit-déjeuner toujours aussi royal composé de pastèque, tapioca, tucuman, bananes fries, café, ananas, papaye et mangue ; nous sommes d’attaque pour aller bivouaquer dans la forêt. Nous marchons quelques heures, rythmées par les explications de Deu :
L’Amazonie est un lieu unique au monde pour la richesse de sa faune et de sa flore, elle abrite 1/3 voir la moitié de toutes les espèces vivantes sur Terre :
Au moins 300 espèces de mammifères, 1300 espèces d’oiseaux, 3000 espèces de poissons, des centaines de reptiles et d’amphibiens et 2 à plusieurs millions de variétés d’insectes. Un hectare peut contenir 500 à 700 espèces différentes d’arbres et le double de variétés de plantes.Nous installons notre campement et préparons le déjeuner : Poisson grillé au feu de bois que nous dégustons dans des feuilles de bananier.
Petite sieste dans les hamacs bercés par le chant de la forêt et c’est reparti pour la marche.
À la nuit tombée, nous partons observer les caïmans. Selon Deu le principe est simple : « Je repère, je me penche, j’attrape, je vous le présente, vous le tenez, je le relâche. » La pirogue étant au ras de l’eau et la nuit trop noire, nous nous serrons tous au milieu du bateau (tous, c’est à dire les 3 filles). Par chance, il attrape un petit qui n’a que 3 mois sachant qu’un adulte peut atteindre la taille de 8 mètres.
Troisième jour (déjà), nous nous rendons au petit village afin d’apprendre l’histoire du caoutchouc que nous explique Elias.

Le liquide blanc élastique connu depuis longtemps des Indiens provient d’un arbre appelé Hevea et a fait la prospérité de la bourgeoisie de Manaus dans la 2ème moitié du 19ème siècle, pendant que les paysans se tuaient au travail. Au début du 20ème siècle, un anglais réussi a se procurer clandestinement plusieurs graines qui furent cultiver en Malaisie, devenant le concurrent du Brésil. Peu de temps après, la production de Manaus chuta et la Malaisie devint le 1er producteur mondial de caoutchouc.
Valmir, qui n’a jamais pu vivre en ville, nous invite chez lui et sa femme où nous passons un agréable moment avec les autres habitants.

Après le déjeuner, nous débarquons sur une plage de sable fin et découvrons de nouveaux paysages.

Puis, nous allons pêcher le piranha qui sera notre diner du soir.
Nous profitons d’un magnifique coucher de soleil accompagné de fruits servis sur pagaie.

Nous rentrons avant l’averse quotidienne, impressionnante mais de courte durée. Malgré la chaleur, nous apprenons que nous sommes en hiver, ce qui équivaut à la saison des pluies. Comme chaque soir, nous nous retrouvons sur le « balcon » afin d’observer les étoiles et de discuter.
Dimanche, dernière ballade dans la jungle. Juste avant de reprendre le bateau, Manue fait la connaissance d’un nouvel ami appelé Preguiça.

Le grand village est notre dernière visite. Beaucoup de personnes vivent de l’artisanat et leurs créations originales sont toutes magnifiques.

Nous avons passé 4 jours extraordinaires, décidément trop court mais étant obligées de passer par une agence, notre budget ne nous permet pas d’y rester plus longtemps. Suite à l’invitation des habitants, nous promettons de revenir plus longuement dès que possible.

Il est difficile de quitter ce paradis naturel ainsi que l’équipe à qui nous dédions ce message.
Nous remercions Deu, Cris, Valmir et Raimundo pour les instants partagés, leur disponibilité, leur gentillesse, leur générosité et leur accueil.
Retour à la ville pénible à vivre, dès le mardi nous reprenons la route en direction du Venezuela où nous sommes attendues par une famille dont nous avons eu le contact en France avant le départ.












