vendredi 26 décembre 2008

De Purmamarca à Iguazu

Purmamarca et Humahuaca

Lundi 15 décembre, nous arrivons à Purmamarca dans l’après-midi, « pueblo » typique du nord situé dans les montagnes.
Nous avons l’impression d’avoir changé de pays, nous sentons en effet l’influence de la Bolivie dont nous sommes très proches. Outre les paysages qui changent et l’altitude qui augmente, c’est la seule région de l’Argentine où vit encore une population Indienne. La particularité de ce village est qu’il est adossé à la montagne aux 7 couleurs, curiosité géologique due à la richesse minérale.

Le soir même au camping, nous faisons la connaissance d’un couple, Agnès et J-Mi. Du Mexique à Ushuaia, leur projet consiste à sensibiliser les gens à l’écologie en voyageant avec un camion qui fonctionne avec de l’huile de friture recyclée.
Nous vous conseillons d’aller visiter leur site, instructif et original : www.laboratorioenmovimiento.com
Le jour suivant, nous partons en balade dans les environs afin de trouver les meilleurs points de vue pour saisir cet environnement si particulier.

Un conseil, si vous passez par là, allez manger à La Regina chez Gabriel, qui cuisine les meilleures spécialités du coin : Empanadas, Humitas, Tamales et salade à base de Quinoa.
Le Mercredi, nous continuons toujours plus au nord et arrivons à Humahuaca. Alors que nous nous dirigeons ver le camping, une dame nous interpelle et nous conduit dans une famille très accueillante chez qui nous pouvons dormir pour quasiment rien.

Après un petit tour dans les ruelles du centre, nous décidons de nous rendre dès le lendemain à Iruya, situé à 80 km au nord de là où nous sommes. La route en bus est périlleuse : nous serpentons entre les falaises, passons par un col à 400O mètres puis redescendons dans la vallée pour atteindre le village d’Iruya. Celui-ci semble hors du temps et son isolement lui donne un air de bout du monde.

Vendredi 19, nous réalisons notre dernier trajet en bus en Argentine afin de rejoindre Puerto Iguazu. En temps normal le trajet est déjà long mais en ce qui nous concerne il l’est encore plus ! Pour résumer : 6 heures de jour pour aller jusqu’à Salta, 5 heures de nuit jusqu’à Tucuman, 9 heures d’attente au terminal et pour finir, seulement 22 heures afin d’atteindre la destination tant attendue : Puerto Iguazu !
La première chose qui nous frappe ici en cette période de Noël est la chaleur et l’humidité. Les insectes en tout genre sont d’ailleurs au rendez-vous…
Nous consacrons la journée du 23 décembre à la découverte des fameuses chutes d’Iguazu.

Malgré le petit côté parc d’attraction, le spectacle est impressionnant et vaut le détour : 200 chutes dont certaines atteignent 72 mètres de hauteur, déversant des milliers de litres d’eau à la seconde dans un grondement assourdissant. La végétation tropicale exubérante et la faune encore inconnue nous donne un avant-goût de la jungle

À l’approche des fêtes, nous quittons notre camping pour nous offrir le luxe de passer 3 nuits dans une auberge du centre avec piscine et hamacs à volonté.
L’ambiance y est conviviale, nous faisons entre autre la connaissance de Catalina et Roberto, couple venant de Colombie, et d’un français venant de la Réunion, Raphaël, avec qui nous passons la soirée de Noël qui pour nous est inhabituelle : Le contexte est différent de la soirée traditionnelle que nous connaissons mais nous n’oublions pas malgré tout de faire un repas amélioré et de nous offrir des cadeaux !
Un peu de repos avant de franchir la frontière brésilienne et de débuter une nouvelle aventure : Le périple Argentin s’achève, non sans un petit pincement au cœur malgré l’enthousiasme suscité par la découverte d’un autre pays.
Puerto Iguazu

lundi 22 décembre 2008

De Bariloche à la Rioja.

De Bariloche à la Rioja

Arrivées à San Carlos de Bariloche, nous passons la nuit dans une auberge du centre. Le retour à l’urbanisation est difficile, nous ne sommes plus habituées à voir autant de monde et voitures.
Après s’être rendues au Cerro Campanario afin d’admirer le lac Nahuel Huapi et la péninsule Llao Llao, nous prenons le bus le soir même en direction de San Martin de Los Andes. Ce trajet permet d’emprunter la route des 7 lacs et toujours à la recherche d’espaces naturels, nous demandons au chauffeur de nous déposer à mi-chemin. Celui-ci ne comprend pas notre envie car aucun camping n’est ouvert et nous sommes les seules à nous arrêter au milieu de nulle part. L’arrivée de nuit complique un peu notre recherche, mais après quelques heures de marche, nous nous installons au bord du lac Espejo.
Le lendemain, 2 espagnoles en vadrouille nous embarquent. avec elles jusqu’à San Martin, ce qui nous permet de découvrir les alentours.
Nous restons 2 jours dans cette petite ville charmante et ou il y a beaucoup moins de touristes que la précédente. Le jeudi 11 décembre, nous réalisons notre dernier trajet en stop afin de sortir de la Patagonie. En effet, le nord du pays s’avère être moins approprié à ce mode de déplacement. Nous prenons donc un bus de nuit de Neuquen à Mendoza, capitale provinciale qui nous rappelle Buenos Aires de par son effervescence et son architecture. Une nuit à la Casa del sol et c’est partit pour la route des vins avec visite des Bodegas et dégustation de produits locaux.
Samedi 13 au soir nous prenons un bus pour la Rioja et à peine arrivées le lendemain matin, nous en reprenons un autre afin de visiter le parc de Talampaya.
Ce lieu est un témoignage géologique constitué de formations rocheuses rouges et de traces archéologiques qui témoignent de la vie des Indiens. De retour à la Rioja le soir même, un nouveau bus nous conduit à Jujuy. Ces derniers jours les trajets s’accélèrent car cela fait déjà presque deux mois que nous sommes en Argentine et nous souhaitons passer la frontière Brésilienne avant la fin de l’année.

mercredi 10 décembre 2008

De El Chalten à El Bolson en passant par Esquel

Aux alentours d'Esquel

Mercredi 19 Novembre, nous arrivons tard dans la nuit à El Chalten et nous nous installons au camping libre à l’entrée du village. Pour une fois nous ne sommes pas seules, il y a des tentes à perte de vue car c’est le point de départ pour pratiquer la randonnée et l’alpinisme.

Le lendemain, nous découvrons la ville, très petite et qui semble déserte. Ne pouvant relever la tête au risque de se prendre une rafale de gravier, on à l’impression d’être dans un village abandonné du Far West. Nous prenons connaissance des sentiers de randonnée, notre objectif est de voir le fameux mont Fitz Roy, point culminant de la région.
La première tentative est sans succès car les nuages aiment s’y promener également et après une journée d’attente pour cause d’intempéries, nous repartons le dimanche pour la même randonnée de 7 heures, ne voulant passer à côté.
Lundi matin, nous reprenons la route en stop en direction d’Esquel, à environ 900 km, persuadées d’y arriver dans la soirée. Assez rapidement, nous sommes prises par un routier qui s’avère être un tantinet maniaque : Il nous demande d’enlever nos chaussures avant de monter, mais comprend vite son erreur ! Après avoir vidé une bombe entière de désodorisant, il nous empresse de les remettre (il est vrai que nous ne nous sommes pas lavées depuis 5 jours!)
Au croisement de la route 40, nous réalisons qu’il ne part pas dans la bonne direction. Il nous explique qu’il est impossible d’emprunter cette voie et qu’il nous faut rejoindre la côte est pour atteindre notre destination. Cela nous semble complètement illogique de faire ce détour, nous préférons donc descendre.
Après avoir pris : Une voiture de New-Yorkais en vacances, 2 papis faisant le tour de la Patagonie et un bus de travailleurs, nous arrivons à Gobernador Gregores aux alentours d’1 heure du matin. Cette ville est un peu détournée de notre route mais cela nous permet de dormir dans un camping municipal le temps de quelques heures. Mardi matin, nous trouvons enfin quelqu’un qui semble aller dans la bonne direction. À mi-chemin d’Esquel, il nous dépose au village de Perito Moreno. Plus le temps passe et mieux nous comprenons pourquoi si peu de gens empruntent cette route : Ce n’en est pas une mais un chemin rempli de pierres et de trous. Nous persistons malgré tout mais le lendemain, au bout de 4 heures d’attente sans voir personne, nous nous résignons à rejoindre la côte est. Par le plus grand des hasards, la même personne que la veille nous emmène jusqu’à un village proche de Caleta Olivia situé en bord de mer.

Sans savoir où nous allons passer la nuit, nous faisons la connaissance de Fabienna qui nous invite à boire le maté chez elle et sa colocataire Christina. L’accueil qui nous est fait ne nous fait absolument pas regretter ce détour Ballade en bord de mer avec toute la famille et festin improvisé dans le garage voisin où travaillent leurs amis.
Malgré une demande générale, nous leur expliquons que nous ne pouvons rester plus longtemps car cela fait déjà 3 jours que nous souhaitons nous rendre à Esquel. Il est difficile dans ces moments là de ne pas s’arrêter plus longtemps mais nous devons poursuivre notre route.

Jeudi 27 Novembre, nous repartons avec un camionneur jusqu’à Trelew. Arrivées là-bas, nous décidons d’arrêter le stop et de prendre un bus qui nous mènera directement à la ville tant attendue. Au matin du 28 Novembre, nous arrivons enfin à Esquel et passons une nuit dans un vrai camping avec douches !

Après s’être lavées et reposées, nous nous dirigeons vers le parc national Los Alerces où nous arrivons le samedi dans l’après-midi. Nous passons 4 jours à découvrir l’environnement idyllique de cet endroit très boisé et entouré de lacs, notamment le « lago Verde » aux reflets bleus turquoises.
Les premières chaleurs de l’été se font sentir et nous en profitons pour aller nous baigner et nous promener sur les sentiers alentours.
Le temps d’une soirée, invitées par notre voisin de tente Manuel, nous faisons la connaissance de Bambino qui parcourt une bonne partie de l’Amérique du Sud à vélo.
Nous sommes en admiration devant le courage et la modestie de ce grand sportif et afin de partager avec vous son périple, voici l’adresse de son site : www.bambichakas.org

Difficile de quitter ce petit coin de paradis mais nous prenons le bus mercredi 3 décembre pour le parc du « Lago Puelo » qui s’avère être tout aussi charmant et paisible.
Nous y passons 3 jours et 2 nuits et repartons pour El Bolson, petite ville agréable et festive.
Dimanche 7 Décembre, nous levons le pouce afin d’atteindre notre prochaine destination : San Carlos de Bariloche, à environ 150 km.

Un grand merci pour tous vos commentaires qui nous montrent que vous suivez avec attention notre périple; n'oubliez pas de rester critique par rapport à notre travail!
El Chalten